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Marché du travail
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Salaire des mécaniciens de véhicules lourds au Canada en 2026

Salaires 2026 des mécaniciens de véhicules lourds au Canada : données Guichet-Emplois par province et repères Québec.

2hr Technology — Équipe éditoriale

Équipe éditoriale

Combien devrait gagner un mécanicien de véhicules lourds en 2026? Pour comparer les salaires, il faut d’abord distinguer les camions routiers des engins de chantier, puis vérifier ce que les chiffres mesurent réellement. Voici les repères canadiens disponibles et les estimations de Canada Motor Jobs pour éclairer une négociation au Québec — un dossier 2hr Technology.

Véhicules lourds : bien définir le métier

Un mécanicien de camions de transport et un mécanicien d’équipement lourd ne relèvent pas du même groupe professionnel. Selon la Classification nationale des professions 2021 de Statistique Canada, les premiers appartiennent au groupe 72410, qui comprend aussi les mécaniciens d’automobiles et d’autobus. Les seconds relèvent du groupe 72401, associé notamment aux équipements de construction, d’exploitation forestière et d’exploitation minière. (publications.gc.ca)

Cette distinction est essentielle pour lire les salaires. Notre sujet porte principalement sur les véhicules lourds routiers : camions et autobus. Les données du groupe 72410 constituent donc un point de comparaison, mais pas une mesure réservée aux mécaniciens de poids lourds. Il serait trompeur de présenter sa médiane comme le salaire exact de cette seule spécialité. (noc.esdc.gc.ca)

Les salaires canadiens disponibles pour comparer en 2026

Au 6 novembre 2026, la fiche salariale consultée sur Guichet-Emplois affiche une mise à jour du 19 novembre 2025. Les montants ci-dessous reposent sur l’Enquête sur la population active de Statistique Canada, pour la période 2023-2024 : ce ne sont donc pas des salaires observés pendant toute l’année 2026. (guichetemplois.gc.ca)

Province ou ensemble canadien Salaire bas Salaire médian Salaire haut
Canada 19,00 $/h 29,89 $/h 43,27 $/h
Québec 20,00 $/h 28,00 $/h 40,00 $/h
Ontario 18,75 $/h 30,00 $/h 43,27 $/h
Alberta 19,84 $/h 30,00 $/h 47,00 $/h
Colombie-Britannique 20,00 $/h 35,00 $/h 49,00 $/h
Saskatchewan 18,00 $/h 30,00 $/h 43,50 $/h
Nouveau-Brunswick 16,00 $/h 24,75 $/h 33,00 $/h

Ces taux concernent le groupe professionnel élargi auquel appartient le métier de mécanicien de camions de transport. La Colombie-Britannique présente ainsi une médiane supérieure à celles de l’Ontario et du Québec, sans que cette comparaison établisse le salaire d’un poste précis. (guichetemplois.gc.ca)

Autre nuance importante : selon la méthodologie de Guichet-Emplois, les niveaux bas et haut correspondent généralement aux 10e et 90e percentiles, et non au minimum et au maximum absolus. Les statistiques ne distinguent pas non plus les années d’expérience. Un salaire « bas » ne constitue donc pas automatiquement un taux d’apprenti. (guichetemplois.gc.ca)

Au Québec, les repères régionaux de Canada Motor Jobs

Pour examiner la progression en atelier, les estimations salariales 2025 de Canada Motor Jobs apportent un éclairage complémentaire. Ses grilles du département Service distinguent les apprentis et les compagnons selon la région et l’expérience, mais elles n’isolent pas les mécaniciens de véhicules lourds.

Fondées sur des conventions collectives syndicales et les statistiques de sa plateforme d’emploi, les estimations salariales de Canada Motor Jobs sont des repères par métier, région et expérience, et non des moyennes officiellement observées ni des revenus garantis.

Voici une sélection des montants annuels bruts pour le poste de mécanicien compagnon, en dollars canadiens :

Région — estimations CMJ 2025 1 à 2 ans 3 à 5 ans 6 ans et plus
Grande région de Montréal 74 000 – 79 000 $ 83 000 – 86 000 $ 89 000 – 91 000 $
Grande région de Québec 69 560 – 74 260 $ 78 020 – 80 840 $ 83 660 – 85 540 $
Gatineau / Outaouais 68 080 – 72 680 $ 76 360 – 79 120 $ 81 880 – 83 720 $
Sherbrooke / Estrie 65 860 – 70 310 $ 73 870 – 76 540 $ 79 210 – 80 990 $
Victoriaville / Bois-Francs 62 900 – 67 150 $ 70 550 – 73 100 $ 75 650 – 77 350 $

Dans la grande région de Montréal, Canada Motor Jobs situe notamment le compagnon comptant six ans d’expérience ou plus entre 42,79 et 43,75 $/h en 2025.

Ces montants peuvent nourrir une discussion sur la rémunération en atelier — utile aussi si vous comparez des offres sur Emplois Auto Québec. Ils ne permettent toutefois pas de conclure qu’un mécanicien de camions devrait toucher exactement la même fourchette. Il faut faire correspondre le poste, les responsabilités et les qualifications avant de comparer.

Apprentissage et qualification : regarder la progression

Pour un mécanicien apprenti dans la grande région de Montréal, Canada Motor Jobs estime la rémunération annuelle brute de 2025 à 50 000 – 54 000 $ avec un à deux ans d’expérience, puis à 58 000 – 62 000 $ avec trois à cinq ans.

Dans la grande région de Québec, les repères correspondants sont de 47 000 – 50 760 $ et de 54 520 – 58 280 $. La grille des apprentis ne comporte aucune tranche « six ans et plus »; elle ne permet donc pas d’estimer ce cas.

Pour évaluer un parcours en véhicules lourds, il faut aussi vérifier les exigences provinciales. En 2026, Métiers spécialisés Ontario décrit un apprentissage de technicien d’entretien de camions et d’autocars de 6 720 heures, comprenant 6 000 heures en milieu de travail et 720 heures en classe. Le métier y est à accréditation obligatoire. (skilledtradesontario.ca)

En entrevue, demandez comment les étapes d’apprentissage seront reconnues dans la rémunération : révision du taux, compétences à maîtriser et conditions d’accès au niveau suivant. Mieux vaut obtenir un échéancier écrit qu’une promesse générale d’augmentation.

Au-delà du taux horaire, comparer le poste complet

Le champ technique du métier dépasse le moteur diesel. Le programme Sceau rouge décrit des interventions sur les systèmes électriques, les freins, les transmissions et les dispositifs antipollution, ainsi que sur des véhicules électriques à haute tension, hybrides ou à carburant de remplacement. Sa page ne chiffre toutefois aucune prime salariale associée à ces compétences. (sceau-rouge.ca)

Pour négocier, présentez donc des compétences concrètes : diagnostics réalisés de façon autonome, systèmes maîtrisés et formations terminées. Demandez ensuite à l’employeur comment il les reconnaît dans sa structure salariale.

Comparez également les heures garanties, les primes de quart, les conditions des heures supplémentaires, les assurances, la retraite et les dépenses d’outillage. Faites préciser le mode de rémunération : heures de présence payées, heures facturées ou formule mixte. Sans ces réponses, un montant annuel annoncé reste difficile à évaluer.

Les perspectives ne garantissent pas une hausse

Les projections nationales et les perspectives provinciales ne racontent pas nécessairement la même histoire. D’après Guichet-Emplois, le groupe 72410 présente un risque modéré de pénurie au Canada pour 2024-2033. Pour les perspectives provinciales de 2025 à 2027, le Québec est toutefois classé « limitées », contre « modérées » en Ontario et en Alberta, et « bonnes » en Saskatchewan. Ces diagnostics concernent toujours le groupe élargi, pas uniquement les poids lourds. (guichetemplois.gc.ca)

Pour préparer une négociation en 2026, évitez donc de miser seulement sur l’argument de la pénurie. Demandez plutôt quelle place le poste occupe dans l’échelle interne et quelles réalisations justifieraient une progression.